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Industrie et esthétique : laboratoires, sociétés

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23 avril 2008

Manger des pommes pour être en meilleure santé

Manger des pommes régulièrement permettrait d'éviter de nombreux problèmes de santé, d'après une étude présentée au Congrès "Experimental Biology" 2008 de San Diego.

Manger des pommes régulièrement permettrait d'éviter de nombreux problèmes de santé, d'après une étude présentée au Congrès "Experimental Biology" 2008 de San Diego.

Les personnes qui consomment ce fruit réduiraient ainsi de 27% leur risque de contracter un syndrome métabolique, lié à des troubles tels que le diabète ou les maladies cardiovasculaires.

D'après l'étude, qui s'appuie sur des données fournies entre 1999 et 2004 par l'enquête National Health and Nutrition Examination , les personnes mangeant des pommes ou des produits à base de ce fruit présentent une pression sanguine moins élevée que les non-consommateurs.

Le tour de taille des consommateurs de pommes, ainsi que leur taux de protéine C-réactive - qui constituent deux autres marqueurs du syndrome métabolique - est également moins important.

Ces résultats ne sont pas les premiers à prêter aux pommes des bienfaits pour la santé.

En effet, une étude allemande, publiée dans le numéro d'avril de la revue Nutrition, révéle que les pommes et leur jus permettraient de diminuer le risque de cancer du colon.

En novembre, une autre étude parue dans le Journal of Nutrition attribuait à ce fruit des effets bénéfiques contre les maladies du coeur.

Source : unhomme.fr

08 avril 2008

Les pilules alimentaires: la nourriture de l’avenir?

Pillules_2 En viendra-t-on vraiment un jour à se nourrir que de pilules? Grâce aux avancées scientifiques de l’Agence de recherche de la défense américaine (DARPA), on estime que d’ici 2014, des chercheurs pourraient mettre au point des pilules capables de nourrir l’humain pour des jours, voire des semaines! Qu’en dit la science?

Selon Manfred Kroger, professeur des sciences de la nutrition à l’Université de Pennsylvanie, bien que les pilules alimentaires soient, à ce jour, théoriquement disponibles, leur aspect pratique doit être amélioré. En effet, un homme moyen aurait besoin d’ingérer au moins 2000 calories par jour, ce qui équivaudrait à «avaler une pilule de près d’une livre» ou des centaines de petites granules chaque jour! Et il lui faudrait probablement un grand verre d’eau pour faire passer tout ça!

Au département de la Défense de l’armée américaine, une unité travaille à améliorer les repas à emporter des troupes. Les repas compacts représentent le tiers du poids et du volume des repas «prêts à manger» tout en étant aussi nutritifs et calorifiques. Ils sont actuellement ce qu’il y a de plus innovateur en ce qui a trait à la lyophilisation, une méthode de conservation des aliments qui a recours à un procédé de déshydratation par le froid. On n’en est pas encore à l’étape des pilules alimentaires, mais on s’en rapproche!

Quand le plaisir des sens crie famine!

Robert Henkin, directeur du centre The Taste and Smell Clinic sur la nutrition moléculaire et les désordres sensoriels, pose une mise en garde à l’utilisation d’une telle pharmacopée. Ce chercheur connaît bien l’importance des sens : cela fait plus de 30 ans qu’il traite des patients dont le sens du goût et l’odorat font défaut ou ont complètement disparu.

Selon lui, se nourrir aux pilules matin, midi et soir, tôt ou tard, ce sera laLasagne déprime assurée : «Imaginez : vous vous alimentez, mais il ne se passe rien! Vous perdriez alors tout intérêt à vous nourrir. Et même si l’on vous présentait vingt saveurs différentes de pilules, vous en auriez bien vite fait le tour!» Le spécialiste estime que les pilules alimentaires répondraient à un besoin vital, soit se nourrir, mais le plaisir des sens n’y étant pas, on s’en lasserait bien vite : «Il faut faire une distinction entre manger pour vivre et manger pour survivre». Et vous l’aurez deviné, les pilules alimentaires ne permettraient à l’homme de nourrir que son métabolisme. L’hédoniste en lui resterait sur sa faim.

Des laboratoires de recherches jusqu’à votre assiette…

Il y a fort à parier qu’il ne faudra pas attendre encore longtemps avant que les produits dérivés de la recherche ne soient disponibles aux consommateurs. En effet, déjà, on retrouve sur les tablettes la barre énergétique Hooah, à l’origine réservée aux militaires. Comment les mœurs sociales évolueraient-ils si ces petites pilules en venaient à substituer les repas?

Resto «Manger est un acte social, un acte d'échange», a écrit Marie Marquis, professeure au département de nutrition de l’Université de Montréal, dans un article paru l’an dernier dans le périodique Recherches sur la famille. En effet, la nourriture que l’on ingère fait bien plus que simplement nous remplir la panse. Des études ont déjà démontré que manger en famille pouvait limiter les risques de toxicomanie chez les jeunes et de troubles alimentaires à l’adolescence. La psychosociologue Diane Daigle abonde dans le même sens : le temps des repas est très important, il permet de briser l’isolement et de sociabiliser. Il s’agit d’une composante essentielle pour garder une bonne santé mentale.

Prendre le temps de vivre

Voilà que l’arrivée de ces pilules pourrait faire sauver du temps aux plus pressés d’entre nous. Mais à quel prix? Diane Daigle craint que les pilules alimentaires ne soient avalées de travers… Dans sa clinique de consultation de Sainte-Julie, elle rencontre de nombreux patients, obsédés par la
vitesse : «Ils sont pris dans un tourbillon continuel avec le temps. Les gens ne font qu’exister; ils ne prennent plus le temps pour vivre». Elle croit que ces pilules ne rendraient pas service à ces personnes, bien au contraire. «Plutôt que de revoir leur façon de vivre, elles s’enfonceraient davantage dans cette course contre la montre». Selon elle, les gens deviendraient encore plus individualistes : «Le peu de temps qu’ils s’accordent déjà pour manger risquerait alors de disparaître».

Manger, c’est aussi explorer

La spécialiste voit aussi défiler dans son bureau de nombreuses personnes en crise d’identité : «Elles ne savent plus qui elles sont ou quel est leur potentiel. Mon rôle est de les aider à se réconcilier avec leur humanité.» Et ce ne sont pas les pilules alimentaires qui les mettront dans la bonne voie. «En stimulant leurs sens, on peut réveiller les pulsions de vie qui les habitent», croit-elle. C’est en essayant toutes sortes de plats que l’on en vient à découvrir ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, ce dont on a besoin ou ce dont on a le goût de manger. «Et pour un enfant, c’est particulièrement important», précise la spécialiste. Manger, c’est donc en quelque sorte un moyen de mieux se connaître.

Plus de pilules en vieillissant?

Avoir recours à des pilules alimentaires pour des fins militaires ou des missions dans l’espace, la psychosociologue Diane Daigle n’y voit pas d’inconvénient. Mais que monsieur et madame tout le monde en viennent un jour à les utiliser sur une base régulière, elle trouverait cela plutôt inquiétant!

Elle entrevoit cependant un avenir pour ce type d’aliment. Les personnes handicapées ou en perte d’autonomie pourraient ainsi s’alimenter sans être dépendantes de quiconque. On estime qu’en 2016, les personnes âgées représenteront 17 % de la population au Québec; ceci signifie que près d’un Québécois sur cinq fera partie du troisième âge. Avec le vieillissement de la population, disons donc que ces petites granules pourraient bien se vendre comme de petits pains chauds!

source:  Marie-Josée Richard, Agence Science-Presse pour cyberpresse.ca

05 avril 2008

Le culte du corps : conférence vidéo avec Isabelle Quéval (philosophe).

Le corps - Isabelle Quéval

Une conférence de 44 minutes de l'UTLS,

avec Isabelle Quéval (philosophe).

25 mars 2008

L’épilation laser strictement réservée aux médecins

la Cour de Cassation rappelle que « l’usage du laser est réservé aux seuls médecins, y compris à des fins esthétiques ». Cette décision vient confirmer l’arrêt de la Cour d’Appel de Rennes condamnant en février 2007, un institut d’épilation au laser tenu par un professeur de gymnastique…

En 2003, le Syndicat national des Dermatologues avait en effet engagé une action en justice contre cet institut, au motif que ce type de pratique constitue « un exercice illégal de la médecine ». La Cour de Cassation rappelle donc que « la réglementation en vigueur (arrêtés des 6 janvier 1962 et 22 mars 1972, n.d.l.r.) ne tolère aucune exception. Une distinction entre les lasers à usage médical et les autres est inopérante et inutile ».

       
Source : Syndicat national des Dermatologues, 7 mars 2008

17 mars 2008

Ipsen: dépôt d'une demande d'autorisation à la FDA

Botox Ipsen annonce avec Medicis avoir déposé une demande d'autorisation de mise sur le marché de produit biologique (Biologics License Application, BLA) pour la toxine botulique de type A, Reloxin, en médecine esthétique (rides de la glabelle) auprès du département en charge des produits dentaires et de dermatologie au sein du centre pour l'évaluation des drogues et la recherche (Center for Drug Evaluation and Research, CDER) des autorités réglementaires américaines (Food and Drug Administration, FDA).

' Cette soumission par Ipsen est destinée à répondre aux demandes exprimées en janvier 2008 par la FDA, lors de son refus d'accepter le dépôt de la demande d'autorisation de mise sur le marché soumise par Medicis fin 2007 ' précise le groupe.

Le délai de réponse standard de la FDA est d'environ 10 mois à la suite de la réception du dépôt de la demande pour Reloxin.

Dès que l'autorisation de mise sur le marché aura été accordée par la FDA, Medicis prévoit de commercialiser Reloxin aux Etats-Unis, en vertu des dispositions convenues de longue date entre Ipsen et Medicis.

' Les changements par rapport à la soumission originale concernent principalement le responsable et le détenteur de la demande de mise sur le marché de produit biologique. Les éléments substantiels de la demande originale restent inchangés ' indique également le groupe.

' Nous sommes heureux d'avoir répondu aux questions administratives soulevées par la FDA en partenariat avec Medicis dans les temps et de manière efficace. Avec Medicis, nous souhaitons collaborer avec la FDA afin d'obtenir avec succès l'autorisation de mise sur le marché. Dans le contexte de la performance positive de la toxine botulique d'Ipsen au plan global, nous sommes enthousiastes à l'idée de pénétrer le marché nord-américain dès l'obtention de l'AMM de Reloxin®. ' ajoute Jean-Luc Bélingard, Président du Groupe Ipsen.

En mars 2006, Ipsen a accordé à Medicis les droits de développement, de distribution et de commercialisation de son produit à base de toxine botulique pour les Etats-Unis, le Canada et le Japon pour une utilisation par les médecins en médecine esthétique. Dès l'accord de mise sur le marché, Medicis versera à Ipsen environ 25 millions de dollars selon les termes de leur accord.

Selon la Société Américaine de Chirurgie Plastique et Esthétique (American Society for Aesthetic Plastic Surgery), les injections de toxine botulique de type A ont représenté en 2006 plus de 3 millions de procédures. La croissance du marché (en dollars) de la toxine botulique de type A est actuellement estimée à plus de 20% par rapport à l'année précédente2, représentant ainsi 300 à 400 millions de dollars pour les procédures esthétiques pratiquées en ville aux États-Unis.

Source: LCI.fr, CercleFinance.com le  17 mars 2008

03 mars 2008

ESPAGNE : les jeunes accros au bistouri

Plus de 40 000 mineurs passent tous les ans entre les mains des chirurgiens esthétiques.

Certains par nécessité, beaucoup par effet de mode.

Offrir une opération est aujourd'hui le dernier cadeau en vogue, constate El País.

 

La chirurgie esthétique fait de plus en plus d'adeptes en Espagne, notamment parmi les jeunes.

Ils sont toujours plus nombreux à consulter un médecin avec l'intention de subir ce type d'intervention.

Face à la progression de cette popularité, les spécialistes tirent la sonnette d'alarme, car ces interventions peuvent avoir des répercussions sur le développement.

Aucune réglementation n'interdit pourtant ce genre de pratique. L'image stéréotypée de l'adolescente qui vient voir un chirurgien parce qu'on lui a offert une intervention de chirurgie esthétique n'est plus farfelue.

Pour mettre un frein à la généralisation de ces pratiques, des communautés autonomes [régions] comme l'Andalousie les obligent à se soumettre à un test psychologique préalable.
Car même les médecins ne s'accordent pas sur l'âge minimum pour subir ce type d'opération.

Chaque année, près de 400 000 personnes subissent des interventions de chirurgie esthétique.
Selon la Société espagnole de médecine esthétique (SEME), on estime qu'environ 10 % des patients qui sollicitent une intervention de ce type sont mineurs.
Plusieurs souffrent d'une véritable pathologie, les autres éprouvent seulement une fausse perception d'eux-mêmes ou aspirent à un idéal de beauté extrême.

On imagine facilement l'adolescente qui se présente à son rendez-vous avec la photographie de son idole – actrice, mannequin ou chanteuse – pour montrer les lèvres, le nez ou le menton – ou même tout cela à la fois – qu'elle souhaite avoir.
Et la réalité n'est pas différente. "Ça peut sembler une anecdote, mais il est très fréquent que des jeunes viennent nous voir avec des photos de célébrités pour nous expliquer qu'elles veulent des lèvres comme celles d'Angelina Jolie", précise Pilar Rodrigo, présidente de la SEME.

Que se passe-t-il lorsqu'un enfant ou un adolescent souhaite subir une opération ? Conformément à la loi sur l'autonomie du patient, les mineurs doivent obtenir le consentement des parents pour passer sous le scalpel. Cependant, à partir de 16 ans, certaines interventions sont possibles si on considère que le patient est suffisamment mature.

Si aucune réglementation n'empêche les médecins de pratiquer des opérations de chirurgie esthétique sur des mineurs, nombreux sont ceux qui affirment qu'ils ne le feraient jamais.
"On ne doit pas opérer un corps qui est encore en période de croissance et de développement", explique Antonio Porcuna, président de la Société espagnole de chirurgie plastique réparatrice et esthétique.

De nombreux parents cèdent tout de même à la pression de leurs enfants et leur offrent en cadeau d'anniversaire un traitement de mésothérapie pour faire fondre la cellulite, par exemple, raconte Victor García Giménez, président de la Société espagnole de médecine et chirurgie cosmétiques.
Ce que l'on voyait déjà aux Etats-Unis ou dans certains pays d'Amérique latine commence maintenant à se produire en Espagne.
"Nombreux sont ceux qui délaissent les cadeaux traditionnels pour offrir une intervention esthétique", insiste-t-il.
Selon les statistiques des sociétés médicales, le nombre d'opérations a augmenté de 20 % depuis 1990, et l'Espagne est devenu le pays européen qui enregistre le plus d'interventions de ce type.
Il se retrouve en troisième position dans le monde, juste derrière les Etats-Unis et le Brésil.

Pour Pilar Rodrigo, l'augmentation mammaire, la liposuccion et – moins souvent – l'augmentation des lèvres sont les opérations les plus populaires auprès des adultes comme des adolescentes.
Parce que ce sont surtout des filles qui se présentent aux consultations médicales avec l'intention de se soumettre à des opérations esthétiques.
Des opérations qui, aux yeux des spécialistes, devraient être complètement séparées d'autres types d'interventions qui peuvent répondre à de véritables besoins.
"La chirurgie esthétique n'est pas là pour permettre de s'adapter à la mode, mais pour résoudre de véritables problèmes", soutient Ángel Martín, directeur médical du Centre clinique Menorca.

Paloma a attendu. Il y a quelques mois, à tout juste 18 ans, elle est passée sur la table d'opération pour subir une intervention d'augmentation mammaire.
Elle en rêvait depuis ses 13 ans. "J'étais très complexée. Je n'aimais pas mon image, je n'étais pas contente de mon physique, c'est pourquoi j'ai décidé de me faire opérer."
Aujourd'hui, elle est ravie de sa toute nouvelle taille 90. "J'ai choisi une taille normale… Il ne faut pas exagérer non plus, plaisante-t-elle. Maintenant, je porte un soutien-gorge parce que j'en ai besoin, alors qu'avant j'en mettais un juste pour porter quelque chose."
Après l'opération, qu'elle continue à payer – "J'ai demandé un plan de financement – sinon, je n'aurais jamais pu me l'offrir !" –, elle a songé se soumettre à une autre intervention. "Mais je ne crois pas que je le ferai, ce serait abuser", plaisante-t-elle.



Repères

• Cinq types d'intervention représentent l'essentiel des opérations de chirurgie esthétique dans le monde : la liposuccion, le lifting, l'augmentation mammaire, la rhinoplastie (modification de la forme du nez) et la blépharoplastie (modification des paupières).

• Au Royaume-Uni, 6,7 millions d'euros de prêts sont accordés chaque année pour des interventions de chirurgie esthétique.

• En Colombie, 30 000 personnes viennent chaque année profiter du savoir-faire des chirurgiens plasticiens locaux.

• Au Liban, la Lebanon's First National Bank vient de lancer un prêt – d'un montant maximum de 3 400 euros – destiné spécifiquement à ceux et celles qui souhaitent recourir à la chirurgie esthétique. Environ 1 000 interventions plastiques sont réalisées chaque année au pays du Cèdre.
                                    
Source
El País                        

29 février 2008

Conférence vidéo : "Régimes alimentaires, le vrai du faux" par le Pr Ziegler et le Dr Witkovski.



Les principes de l'équilibre alimentaire

Diversité de l'alimentation
Équilibre entre les apports caloriques et les dépenses

Pourquoi grossit-on ?

Nous ne sommes pas tous égaux devant la prise de poids
Pièges de l'alimentation moderne et du mode de vie

Manger c'est aussi un plaisir

Relation entre psychisme et alimentation

Par le Pr ZIEGLER

et le Dr WITKOVSKI

Durée du programme : 48 minute(s) et 44 secondes

Producteurs :

SIS - Grand Nancy Terre de Sciences et d'Innovation

Réalisateurs :

Université Nancy 2 - Vidéoscop

 

 

18 février 2008

Comment enlever un tatouage ?

Detatouage-enlever-un-tatouage_2

Le tatouage qui consiste à injecter des pigments en profondeur sous la peau est particulièrement difficile à enlever sans laisser de traces. Le laser est souvent le meilleur remède mais la technique ne peut être utilisée sur toutes les peaux. Explications.

Le tatouage est un geste définitif en théorie. Les pigments ou l'encre sont injectés sous la peau en profondeur ce qui implique que le détatouage devra forcément laisser des traces sur la peau.

Ceci était vrai jusqu'au milieu des années 90 mais avec l'arrivée du laser dans les cabinets des dermatologues, le détatouage est aujourd'hui pour certaines catégories de personnes quasiment sans traces.

Le laser au secours du détatouage

Le laser utilisé pour enlever un tatouage s'appuie sur le même procédé que celui utilisé pour l'épilation au laser.

Le faisceau lumineux s'arrête sur les parties sombres sur la peau et dépigmente les poils ou les pigments des tatouages en attaquant directement la mélanine.

Cette technique ne fonctionne que par effet de contraste.

Si la peau est mate ou noire, le laser ne pourra effacer le tatouage sans laisser des traces de dépigmentation sur la peau alentours.

Globalement, le laser fonctionne parfaitement sur des tatouages foncés (noir ou bleu marine par exemple) réalisés sur une peau claire. Lorsque le tatouage est polychrome (de plusieurs couleurs), le résultat du laser est bien moins convaincant.

Si le tatouage est superficiel, il sera toujours beaucoup facile à enlever par le laser.

Les tatouages de petites tailles sont également logiquement plus faciles à enlever sans laisser trop de marques.

Lorsque le tatouage est profondément incrusté dans la peau ou qu'il est de grande taille, le laser pourra l'atténuer mais pas l'effacer totalement.

L'arrivée sur le marche d'une nouvelle génération de Laser (Q-switched) ouvre de nouvelles applications moins génératrices de séquelles. Il n'empêche que la technique du laser reste encore largement imparfaite pour les peaux sombres.

Les autres techniques de détatouage

Hormis le laser, les pistes pour se faire enlever un tatouage se réduisent comme peau de chagrin.

La chirurgie peut éventuellement venir à bout d'un tatouage profond et polychrome mais cela implique une intervention lourde avec une greffe de peau. Cette technique n'est de plus pas sans incidence pour la peau puisque des cicatrices plus ou moins importantes resteront toujours visibles sur la peau à vie.

L'autre solution pour estomper voire effacer un tatouage est de recourir à la technique de la dermo-abrasion.

Cette technique qui repose sur l'utilisation d'un acide est également employée dans le cadre des peelings en médecine et chirurgie Esthétique.

Le résultat est généralement convaincant sur les tatouages superficiels mais si le pigment est implanté en profondeur, le résultat final de la dermo-abrasion sera à peine meilleur qu'avec un traitement laser.

16 février 2008

Salade niçoise

Nice - « Machine à brûler la cellulite » : l'escroc Niçois utilisait le nom d'un chirurgien parisien

« Docteur, j'ai vu que vous proposiez des séances de morpholiposculpture sur Internet. Je voudrais en faire une ».

Pour le médecin parisien Jean-Yves Ferrand, un chevronné de la chirurgie esthétique associé à la diététique, la demande de cette patiente qui voulait en finir définitivement avec sa culotte de cheval, a sonné faux. D'autant plus qu'elle n'était pas la première à lui en parler.

Alors qui a utilisé le nom du chirurgien un an durant sur la toile informatique ?

Déjà victime de fraude sur Internet, le médecin allait, en deux clics, redécouvrir les joies du « spamingdexing » et découvrir le nom d'une société niçoise de fabrication de matériel médico-esthétique, l'entreprise FME.

Car derrière la technique de piratage, consistant à diriger l'internaute à son insu vers des sites d'annonceurs par le biais des moteurs de recherche, l'entreprise de Thierry Lelouche était bien rôdée pour vanter les mérites de la morpholiposculpture auxquels auraient succombé de nombreux professionnels de la santé, dans le sud.

120 000 euros d'amende

Condamné par le Tribunal de Grande Instance de Paris à payer au Dr Ferrand la somme de 120 000 euros pour concurrence déloyale et atteinte au droit en nom, le commerçant niçois a été sanctionné la semaine dernière pour avoir, un an durant, utilisé le nom du célèbre chirurgien plasticien pour cautionner la morpholiposculpture, en lui faisant perdre 35 % du chiffre d'affaires sur ses interventions en liposuccion.

« Le préjudice économique mais également moral est très important », a plaidé l'avocat du chirurgien, Me Assor.

Du côté du commerçant, on ne conteste pas les faits mais la décision paraît disproportionnée. « On ne peut mettre sur le compte de mon client la perte hypothétique de chiffre d'affaires du Dr Ferrand », a commenté Me Wolmark qui se réserve le droit d'interjeter appel de la décision. En attendant, le commerçant Niçois doit s'acquitter de la rondelette somme de 120 000 euros, la décision étant exécutoire.

Vanessa Duris

Source Nice matin

15 février 2008

Fumer rend laid

Une étude sur deux sœurs jumelles, l'une fumant, l'autre pas, atteste des méfaits du tabac.

Les fumeurs invétérés le nient, mais les messages de mise en garde sur les paquets de cigarettes eux-mêmes l'affirment : le tabac contribue clairement au vieillissement de la peau.

Jusqu'à présent, il n'y avait pas beaucoup de travaux scientifiques pour étayer cette affirmation. Des dermatologues de l'hôpital universitaire de Cleveland, dans l'Ohio, viennent de publier un article apportant une preuve assez franche des effets désastreux du tabac sur la peau.

Ce travail, paru en décembre 2007, dans la revue Archives of Dermatology, pourrait contribuer à dégoûter les femmes, tout particulièrement, de leur addiction au tabac.

Si le risque de cancer du poumon à long terme leur semble souvent lointain et irréel, l'altération de la peau est un argument auquel les fumeurs et les fumeuses seraient sensibles.

Les médecins dermatologues de Cleveland ont eu l'occasion de voir ensemble en consultation deux sœurs jumelles. Deux vraies jumelles. Mais l'une n'a jamais fumé alors que l'autre en revanche, depuis l'âge de 20 ans, grille un paquet de cigarettes par jour. Les deux sœurs âgées actuellement de 52 ans ont toujours vécu dans la même région au sud des États-Unis depuis leur tendre enfance, elles ont pratiqué le même type d'activité professionnelle.

 

Motiver les fumeurs

 

Selon leurs réponses à un questionnaire très précis, elles ont un poids équivalent, auraient une alimentation similaire et se seraient exposées au soleil de manière équivalente tout au long de leur vie.

Pourtant, les médecins ont pu constater, chez la patiente ayant fumé régulièrement, une très nette augmentation de la taille et de la profondeur des rides par rapport à sa sœur n'ayant jamais fumé.

Si l'on accepte le fait que la seule différence entre les deux sœurs en matière de mode de vie est le tabagisme, force est de constater que cette addiction pourrait expliquer le vieillissement accéléré d'une des jumelles par rapport à l'autre.

En conclusion, les auteurs de cette publication estiment que la différence de vieillissement cutané explicable ici uniquement par le tabagisme pourrait être utilisée pour motiver encore plus les fumeurs.

On connaît maintenant plusieurs des facteurs qui expliquent le vieillissement de la peau.

D'abord l'âge : avec le temps, le renouvellement cellulaire n'est plus assez actif.

Ensuite, le soleil. Les personnes exposées au soleil, soit lors des loisirs, soit lors d'activités professionnelles, présentent un vieillissement prématuré, avec des rides, des taches et des lésions précancéreuses.

Enfin, le tabac est désormais sans contestation au banc des accusés.

Pierre Michelet

Source : le Figaro

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